Parole d’élus # 1 : Bernard GUY

Parole d’élus # 1 : Bernard GUY

Les ScoT sont des documents complexes et qui semblent souvent peu concrets pour le grand public. Afin d’améliorer le processus de discussion et de concertation autour de la démarche de SoT, le Pays de Chaumont se propose de recueillir le témoignage et les avis des élus du territoire atour de 4 questions : quelles attentes, quelles problématiques prioritaires, pour quels impacts au quotidien et quelles pistes d’amélioration.

 

Premier à se plier à l’exercice, Bernard GUY, Président de la Communauté de Communes Meuse-Rognon et Maire de Saint-Blin a répondu à ces questions.

 

Quelles sont aujourd’hui vos attentes par rapport au SCoT du Pays de Chaumont ?

Le SCoT du pays de Chaumont doit conduire à une réflexion pour définir le territoire au plus proche de la réalité et déterminer ses besoins en aménagement, tout en évitant empilement et redondance. De plus, ce document n’est pas une fin en soi. Il donne des lignes directrices pour les plans locaux d’urbanisme, qui ont une vocation intercommunale aujourd’hui. Il faut donc que les orientations du SCoT restent acceptables et intelligentes pour les communautés de communes qui doivent pouvoir aménager leur territoire.

 

Quelle problématique le SCoT devrait-il permettre de régler dans votre commune, que va-t-il changer au quotidien ?

Le SCoT doit régler la frénésie de concurrence entre les collectivités, sans les contraindre à la Loi du plus fort. En effet, c’est le superflu et l’inutile qui est dommageable en matière de consommation de l’espace. A l’inverse, les élus ne sont pas irresponsables et les projets d’envergure doivent être soutenus par l’ensemble des territoires inclus dans le Scot. En effet tous les projets ont un effet de rayonnement et ce dernier est proportionnel à son importance.

 

Quelle question ou enjeu vous semble le plus important à traiter aujourd’hui dans le SCoT et pourquoi ?

Le scot ne doit pas enfermer les collectivités dans des interdits, mais laisser les élus conserver des initiatives de développement, même à la marge pour chacune des communes. C’est une vision de territoire qui doit être véhiculée. Pour se faire, il faut certes fixer des ambitions mais aussi permettre aux élus de conserver des initiatives qui s’intègrent à la notion de territoire en général et répondent aux sollicitations de sa commune en particulier.

Que faudrait-il améliorer dans la démarche actuelle du SCoT ?

La démarche actuelle me convient. Elle associe les intercommunalités et les communes et les élus. C’est pénalisant en temps, mais essentiel et indispensable pour une appropriation de la dynamique.  On pourrait encore faire mieux en communication, pour intéresser la population du territoire qui capte des messages gouvernementaux, sans en voir la matière qui peut les concerner. Par une utilisation des supports, sur des lieux de rassemblement, notamment. A titre d’exemple, il pourrait y avoir des supports ludiques et marquants, par thème, qui seraient installés dans les bibliothèques, par rotation.

2018-09-25T13:39:18+00:0023 mars 2018|Actualité, SCoT|
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